Après la piscine de Rognac, c’est celle de Berre qui sera remis à neuf pour plus de sept millions d’euros pour remettre la piscine à flot…
Pas de piscine jusqu’au début de l’année 2011. C’est le prix à payer pour remettre à neuf la structure ouverte en 1974, et qui, après avoir rempli son rôle, a besoin d’une rénovation complète pour continuer à accueillir son public. Un public qui devra s’adapter pendant les 17 mois à venir. Pour les clubs de compétition, un accord semble en passe d’être conclu avec la Ville d’Istres pour l’utilisation de son stade nautique. Pour les associations, les solutions sont moindres, et encore en cours d’étude par les services municipaux concernés.
Au bout de ce chantier d’importance, la piscine aura changé d’aspect, mais proposera les mêmes prestations: un grand bassin de 25mètres, celui de 12,50m dédié à l’apprentissage et une pataugeoire extérieure pour l’été. Seule la structure sera conservée, et recouverte de panneaux de verre, selon le projet de Robert de Busni, l’architecte de l’atelier Sequana, choisi par la Ville pour mener ce chantier à bien.
"L’ambiance générale sera profondément modifiée", note Jean Gontéro, l’adjoint aux travaux. L’entrée se fera côté étang, via une extension de 300 m². Passée la banque d’accueil, chacun pourra se changer dans des cabines et vestiaires plus adaptées au goût du jour. C’en sera fini de ces petits paniers rouges quelque peu surannés. "Ce nouvel accès offrira non seulement un accès plus sécurisé, mais aussi une plus belle vue. Ce sera l’étang de Berre, et plus la circulation de l’avenue Allende", poursuit Jean Gontéro.
Dans le périmètre actuel, qui ne sera pas étendu, tout va être revu. Les espaces extérieurs, avec deux solariums, la pataugeoire, de dimension semblable mais qui changera d’emplacement, et également l’intérieur avec le respect des flux entre baigneurs en tenue et ceux encore en tenue de ville. "Nous allons également passer du chauffage au fuel, très coûteux, au photovoltaïque et au gaz. Même pour l’eau, avec les procédés modernes, nous tablons sur une économie de 30% par an."
Avec une facture annuelle actuelle de frais fixes d’environ 200000€, le gain réalisé sera appréciable. Le traitement de l’air devrait aussi être soigné, et, combiné par le remplacement du traitement de l’eau par l’ozone au lieu du chlore, supprimer la buée et cette odeur si caractéristique, parfois fort désagréable pour les plus sensibles. Pour l’heure, après les derniers tests que passent des scolaires jusqu’à demain, la piscine va vivre à l’heure de la préparation du chantier, qui ne sera pas une mince affaire.
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Une extension ? "Impossible"
Tout a été dit ou annoncé sur ce projet de piscine. Une provisoire à Aurélio, une neuve à Figuerolles… Finalement, c’est une rénovation complète qui a été choisie. "Une neuve, c’est au moins douze millions, indique Jean Gontéro. Quant à l’extension de l’actuelle, nous l’avons étudiée. Mais c’était impossible techniquement. Il faut savoir qu’à cet endroit, tout repose sur des pieux, et tout a "bougé" de façon harmonieuse depuis 35 ans. Agrandir le bassin aurait été beaucoup trop compliqué". Et sans doute aussi beaucoup trop cher.
source La Provence





