L’initiative touche aujourd’hui une dizaine de gares et gares routières du département.
Le but : faire de ces lieux de passage de notre quotidien de véritables lieux de vie, tant pour les usagers que pour les habitants qui peuvent venir s’y approvisionner facilement. Pour donner la possibilité à chacun de consommer, encore une fois, différemment.
Paniers marseillais, paniers bio et autres panier fraicheurs s’invitent ainsi dans nos gares.

Le principe est simple, et commence à être connu : proposer un engagement solidaire entre le producteur et le consommateur afin de soutenir le travail des petits exploitants. Concrètement, l’adhérent contractualise par le biais de l’association avec l’agriculteur, en s’engageant sur une période de 6 ou 12 mois à lui acheter chaque semaine un panier composé des produits de son exploitation. L’avantage pour lui : la garantie de prix justes et transparents (les marges réalisées ne profitent qu’au seul exploitant), et de produits sains, frais et locaux.
Et pour l’agriculteur ? La possibilité de budgétiser sa trésorerie, d’assurer la vente de sa production et d’échapper à la loi de l’offre et de la demande en continu. Mais pas seulement. Car la vente directe permet également de rendre un visage humain à ce qui ne l’est souvent plus : sortir de son exploitation, rencontrer, expliquer, échanger… Ce qui est réciproque pour le consommateur !
La famille Brieugne, par exemple, installée à Eyguières a choisi l’agriculture raisonnée (engrais organique autorisé dans une certaine mesure, usage des pesticides limité, etc.). Et surtout, face à la crise, la vente directe. Elle a donc diversifié sa production et père, mère et fils sont désormais présents tous les mardis à la gare Saint-Charles, mais aussi à Rognac les jeudis.